Phillip

Primary tabs

photo credit: IOM/muse mohammed

back home
#iamamigrant
"La musique est une langue sans frontières ni obstacles. J'espère que nous faisons avancer les objectifs humanitaires grâce à nos concerts."
Phillip
Pays Actuel: 
Suisse
Pays d'origine: 
Ouganda

Partagez ce témoignage:

« Je suis né à Kampala, en Ouganda, et j’avais six ans lorsque mon père, qui était chercheur et botaniste spécialisé dans la migration animale à l’Université de Makerere, a été mortellement blessé dans un accident d’avion léger. Avec la dégradation de la situation politique et la perspective d’élever seule trois jeunes enfants, ma mère a été obligée de nous emmener à Londres.

Comparé à l’immensité du ciel et de la savane africaine, Londres était gris, humide et froid. Tout le monde était pâle et paraissait en mauvaise santé. Nous étions une famille d’aventuriers bronzés vivant au milieu de nombreux animaux et nous avions plus l’habitude de voir des zèbres, des girafes et des éléphants que des bus londoniens ! Notre intégration a été d’autant plus difficile que nous étions bilingues en anglais et swahili et que notre vocabulaire quotidien était presque entièrement en swahili. Pas facile dans les années 1970 à Londres.

Comment est-ce que j’ai commencé la musique ? J’essayais de jouer avec le violon de mon grand-père mais j’étais complètement étranger à cette pratique. Et puis j’ai vu du tuba à la télévision et j’ai tout de suite su que c’était l’instrument de mes rêves. J’ai demandé à ma mère si je pouvais jouer de « cet » instrument qu’elle pensait être du trombone et quand on m’a présenté ce petit instrument étrange, j’ai refusé d’en jouer ! Un peu plus tard, à l’école, mon professeur de musique est arrivé en classe avec un tuba et nous a dit qu’il y avait une place dans l’orchestre si quelqu’un voulait essayer. Je me suis levé d’un bon en criant « moi, moi ! »

J’avais 11 ans. Mon histoire d’amour avec le tuba venait de commencer et à chaque pause déjeuner, je m’exerçais comme un fou dans la salle de musique sur un coussin car le tuba était trop gros pour moi ! J’ai été premier tuba et chanteur classique à l’Académie royale de musique de Londres, je suis aussi chanteur d’opéra professionnel et me produis dans le monde entier. Aujourd’hui, vous pouvez m’écouter à la chorale du Grande Théâtre de Genève.

J’aime chanter, c’est mon métier et j’adore ça. Etre en costume sur scène, chanter les compositions les plus extraordinaires avec des collègues formidables ns avancer les objectifs humanitaires grâce à nos concerts." dans une salle d’opéra si merveilleuse est un vrai privilège. Je joue du tuba dès que je peux avec l’Harmonie nautique de Genève et j’ai la chance de posséder de nombreux instruments intéressants. J’ai entendu qu’Antoine Marguier cherchait un joueur de tuba pour des concerts et j’étais ravi de pouvoir rejoindre l’orchestre en particulier pour notre fabuleuse tournée en Corée où nous avons donné un concert improvisé poignant d’ « Arirang » dans la zone coréenne démilitarisée. En tant que membre de l’Orchestre des Nations Unies, j’ai découvert qu’il y avait une réelle « joie de vivre » à jouer de la musique à un niveau très élevé et qu’il était rempli de musiciens merveilleux venus du monde entier. La musique est une langue sans frontières, ni obstacles et si, grâce à nos concerts, nous pouvons faire avancer les objectifs humanitaires des Nations Unies, c’est d’autant plus spécial. »

Related Sustainable Development Goal(s):

 

https://together.un.org            http://usaim.org/            https://sustainabledevelopment.un.org