Prospère

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OIM/Judicaël Lompo

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« Comme je n’avais rien, j’ai décidé d’aller en Algérie pour travailler et me faire de l’argent »
Prospère
Pays Actuel: 
Algérie
Pays d'origine: 
Burkina Faso

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Au Burkina Faso, les migrants de retour bâtissent leurs vies… et des maisons.

Pour Prospère, l’avenir est plein de promesses. Rentré au Burkina Faso en 2017, il a bénéficié d’une formation en maçonnerie et s’apprête à recevoir son kit de réinsertion professionnelle.

Tels de nombreux autres jeunes de Manga, localité dans la région du Centre-Sud au Burkina Faso, Prospère avait quitté son pays dans l’espoir d’une vie meilleure en Algérie, en 2015.

« Je faisais déjà de la maçonnerie chez moi, mais je ne gagnais pas de marché. Comme je n’avais rien, j’ai décidé d’aller en Algérie pour travailler et me faire de l’argent », explique-t-il.

Mais tout ne s’est pas passé comme il l’espérait.

« En Algérie, j’ai travaillé à certains endroits sans être payé. Parfois ils [les employeurs] refusaient de payer sous prétexte que le travail réalisé n’était pas bon, même si les contrôleurs confirmaient que le travail était bien fait », ajoute-t-il.

Un matin, Prospère a subi un contrôle d’identité et a dû quitter le pays. Bloqué et désespéré au Niger, il contacta l’OIM afin de rentrer chez lui. Peu de temps après, il arrivait au Burkina Faso grâce à l’Initiative Conjointe UE-OIM pour la Protection et la Réintégration des Migrants.

De retour à Manga, Prospère repense à son expérience en Algérie. « Il y avait des jours où je ne mangeais pas. Même une miche de pain était difficile à trouver », dit-il. « Je crois qu’ici au Burkina, nous, jeunes, pouvons réussir. Et au moins quand ça ne va pas tu as un frère à côté pour t’aider, tu ne peux pas mourir de faim », ajoute-t-il.

Aujourd’hui, il s’investit pleinement dans son métier. Grâce à la formation offerte par l’Initiative, il a pu améliorer ses connaissances dans plusieurs aspects de la construction de bâtiments, un bel outil pour lui permettre de gagner sa vie.

« Aujourd’hui, il y a des personnes qui me proposent du travail. Donc je sais que je réussirai grâce à Dieu, avec le travail et la persévérance », a-t-il conclu.

Cette motivation a été récompensée. Prospère et les 40 autres migrants de retour formés ont participé à la construction de la « Cité du 11 décembre 2018 » à Manga.

« Après ce chantier, je sais que je pourrai plus facilement trouver de nouveaux marchés », dit-il. Plus à l’aise financièrement, il est surtout heureux de participer au développement de sa région.

Cette formation en maçonnerie suivi par Prospère et d’autres migrants de retour a été dispensée par le Cercle d’Orientation et de Formation Emergency Consult (COFEC) dans le cadre de l’Initiative conjointe. Aujourd’hui plus de 80% des apprenants certifiés ont déjà commencé à travailler.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.migrationjointinitiative.org.

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