Fanta

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Mohamed Diabaté 

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#iamamigrant
« Je ne peux même pas expliquer à quel point le voyage était difficile ».
Fanta
Pays Actuel: 
Côte D'ivoire
Pays d'origine: 
Côte D'ivoire

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Fanta Diaby est aujourd’hui aide-soignante à Abidjan. Elle est rentrée en 2018 après huit mois passés sur les routes migratoires. A son retour, elle et d’autres migrants de retour ont bénéficié d’une formation dispensée par l’ANADER ainsi que d’un appui au démarrage d’une activité de friperie à Daloa. Quelques mois plus tard, elle décide de poursuivre son rêve et réussit à décrocher un stage au CHU de Treichville.

« En 2017, j’ai tenté de rejoindre l’Europe, en vain. Je ne peux même pas expliquer à quel point le voyage était difficile. Mais depuis que je suis rentrée, je me sens très bien ici en Côte d’Ivoire. Ici, on a tout donc pourquoi aller chercher ailleurs ?

Aujourd’hui, je travaille au CHU de Treichville. J’y suis maintenant depuis juillet 2019, donc ça fait 6-7 mois. On est ensemble, et ça se passe très bien même si ce n’est pas un métier facile. Il faut avoir le cœur pour surmonter tout ça mais moi, je me sens très fière.

En tant que femme, j’ai un rôle à jouer en Côte d’Ivoire. Les femmes font beaucoup de choses maintenant. Certaines sont ministres ou députés donc il faut se battre et ne compter que sur soi. Une femme ne doit jamais baisser les bras.

Aujourd’hui, mon rêve est de devenir sage-femme et d’avoir un enfant et un bon mari. Les sages-femmes sauvent des vies et mettent au monde des nouveau-nés : c’est beau à voir! J’aime l’idée de participer à donner la vie. Une fois, une femme est venue et a donné naissance à deux jumeaux. On a tous pleuré ensemble. »

« J’ai un conseil à donner. Mon père n’a jamais aimé l’école donc étant petite, je n’y suis jamais allée. C’est quand j’ai eu 22 ans que je suis allée m’inscrire. J’ai suivi des cours du soir et aujourd’hui, je travaille à l’hôpital. Personne n’aurait pu imaginer que j’y arriverais. J’ai commencé comme suppléante et aujourd’hui, je fais tout : les soins, l’accouchement.

C’est bien la preuve qu’il ne faut jamais se décourager ! J’ai fait face à beaucoup de difficultés, mais moi, je me suis battue parce que c’est important de savoir lire et écrire un minimum. Il n’est jamais trop tard pour retourner à l’école. »

Cette histoire fait partie de la série MIGRANTS DE RETOUR " Histoires de Côte d ’Ivoire - édition 2020 "

 

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