Mamadou

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© Monica Chiriac/IOM

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#iamamigrant
« Trop de gens périssent dans le désert. Il n’y a rien à manger ni à boire c’est le désastre »
Mamadou
Pays Actuel: 
Niger
Pays d'origine: 
Guinéee

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L’histoire de Mamadou, jeune migrant guinéen

Nous avons rencontré Mamadou, un jeune guinéen de 23 ans, l’année dernière dans un centre de transit de l’OIM au Niger. Épuisé et traumatisé par les péripéties du voyage, il était impatient de rentrer en Guinée retrouver sa mère, même s’il avait le sentiment qu’il serait pour elle une déception et une honte.
Mamadou a quitté son pays en 2016 en destination de la France, où il espérait poursuivre ses études en marketing. Ayant vu ses amis qui voyageaient pour l’étranger, il pensait y parvenir également. Durant son périple, il s’est rendu compte que ce n’était pas aussi facile qu’il l’avait imaginé. « Trop de gens périssent dans le désert. Il n’y a rien à manger ni à boire — c’est le désastre », se souvient-il.
À son arrivée à Arlit, dans le nord du Niger, il décide de contacter l’OIM pour rentrer au pays.

« Avant mon départ, je m’étais renseigné sur les activités de l’OIM. Je suis l’actualité et j’ai également un compte Facebook  je savais qui contacter en cas de problèmes ».

À son retour au pays, Mamadou s’engage dans l’un des projets de réintégration collectifs financés dans le cadre de l’Initiative conjointe UE-OIM visant à promouvoir des activités génératrices de revenus aux migrants de retour du Niger et aux membres des communautés locales.

L’idée de participer à ce projet le rend euphorique, et en tant que « jeune aventurier », il considère son périple migratoire comme une leçon de vie.

« Je me suis pleinement investi dans ce projet et je veux en faire un succès ».

Ayant entendu les récits des abus subis par ses compagnons d’infortune au centre, il se réjouit de s’en tirer d’affaire et d’avoir enfin retrouvé un souffle d’espoir.

Tous les migrants aidés au retour volontaire depuis le Niger par l’OIM sont éligibles au programme de réintégration. Jusqu’ici vingt micro-projets ont été mis en place en Guinée, en Guinée-Bissau, au Cameroun, au Sénégal et au Mali pour près de 6 000 bénéficiaires.

Les projets aident les migrants de retour à rétablir les réseaux sociaux, professionnels et personnels qu’ils ont pu perdre au cours de leur voyage migratoire, mais aussi à soutenir les membres de la communauté dans les pays d’origine afin de prévenir de futurs départs risqués et de renforcer les mécanismes de développement communautaire.

 

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